Nous sommes en période électorale, ce qui n’a pas dû vous échapper.

Aussi revenons à quelques fondamentaux concernant l’élection d’un candidat, que ce soit sur le plan national ou sur le plan local.

Si sur le plan national, l’on vote plutôt pour une idéologie, sur le plan local, l’on vote principalement pour un homme, pour ses qualités, pour le bien-être qu’il est censé apporter à la commune et à ses administrés… On refoule souvent son « côté sombre », préférant opter pour ce qu’on nomme communément, la politique de l’autruche.

Donc, au sommet de l’échelle, le Président de la République : il incarne l’autorité de l’Etat ; il est le chef des armées et exerce un rôle prépondérant en matière de diplomatie.

En bas de l’échelle, le maire : il est le chef de l’administration municipale ; il veille sur l’exécutif des décisions du conseil et détient l’autorité de police administrative.

Il est le représentant de l’Etat dans la commune, seulement son représentant… commune qui ne lui appartient pas ; il n’est là, avec son staff, que pour la gérer, selon la règle de droit et les valeurs républicaines de notre pays. Il se doit d’agir en application de ces lois et non selon son bon-vouloir.

En aucun cas il n’a un droit de propriété sur la commune, ni sur les biens de celle-ci… et encore moins un droit de soumission sur ses concitoyens. Faut-il rappeler à ceux, dont une période de l’Histoire de France aurait échappé, que les privilèges ont été abolis dans la nuit du 4 août 1789.

Donc un élu est là pour gérer et servir… et non se servir et favoriser telle ou telle personne.

Tout citoyen, qu’il soit dans la majorité ou dans l’opposition, a droit aux mêmes égards, aux mêmes droits… Les prérogatives laissées aux « sympathisants » de la majorité n’ont pas lieu d’être… et, les opposants n’ont pas à être boycottés, mis au placard ou supplantés par ceux qui ont fait élire le politique en question.

L’intégrité d’un élu (délégations comprises) se mesure au respect de ces valeurs, dites républicaines : valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité… de laïcité, aussi ! Car, si le citoyen respecte, de son côté, le résultat d’une élection (l’élu n’étant pas le candidat qu’il a choisi), l’élu en question doit respecter les droits de cet administré, ainsi qu’il le fait pour ses sympathisants. Le principe d’égalité, inscrit dans la Constitution et la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen doit prévaloir sur certaines pratiques « arrangeantes ».

POUR CONCLURE

Etre dans l’opposition, ce n’est pas devoir s’excuser, ni même remercier tête basse, ni encore rendre des comptes, tout simplement parce qu’on a pu bénéficier des mêmes droits que les autres.
Etre dans l’opposition, c’est faire ressortir ce qui n’est pas fait dans les règles du droit par ceux qui sont chargés d’un mandat électoral…
Etre dans l’opposition, c’est faire preuve d’un esprit constructif pour faire avancer les choses dans le bon sens et l’intérêt général et pas seulement dans l’intérêt d’une minorité.
Etre dans l’opposition, c’est aussi être objectif, et reconnaître aussi, le positif dans les actions menées par une équipe élue.
Etre dans l’opposition n’est pas tâche facile… Cabale et dénigrement sont souvent de mise…

Mais soit, l’intégrité et la probité seront toujours des remparts face aux dérives… du fait du Prince !

Relire le Prince de Nicolas Machiavel peut amener un éclairage sur la manière de gouverner de nos politiques
« Gouverner, c’est mettre vos sujets hors d’état de vous nuire et même d’y penser » N. Machiavel

Etiennette BOSCH-MORENO