Déclaration d’Alain Ferrand, maire, sur son blog personnel, en date du 9.10.2013 :
« Ma volonté a toujours été de donner toute sa place à l’économie maritime au Barcarès –  que ce soit des activités de pêche, de plaisance, nautiques, commerciales, scientifiques…. Ce tissu économique mène à une valorisation des connaissances techniques et des savoir-faire dont les composantes les plus modernes et les plus innovantes doivent s’appuyer sur la lecture de l’héritage maritime […] les deux barques, la surnommée « Calvet » du nom du maître-charpentier Barcarésien qui l’a façonnée et construite ainsi que « El Barcarès » acquise par la Municipalité en 2008, viennent d’être transportées vers l’atelier d’un maître-charpentier qui en assurera la restauration. Ces barques devraient retrouver leur élément naturel au sein du Port l’été prochain » (NDLR soit 2014…). 

Faudra-t-il les rebaptiser « Chimère » et « Gabegie » ?  Nul ne le sait, comme à l’habitude. Ah oui, j’oubliais : restrictions budgétaires suite au désengagement de l’état… Ça c’est pratique pour justifier ce qui ne se fera pas, c’est utile pour justifier les augmentations d’impôts locaux.

Avant de fabriquer du pseudo-patrimoine (bariolage des façades), il serait préférable d’agir prioritairement sur l’existant, d’autant que nous sommes relativement pauvres au Barcarès.

Puisque nous en parlons, j’avoue avoir eu un pincement au cœur en visionnant l’émission télévisée « Les Carnets de Julie, en Roussillon », semaine 17. Le réalisateur à préféré filmer* les cabanes reconstituées de l’étang de Saint-Nazaire plutôt que les nôtres, authentiques celles-là, mais dans un triste état, quasi-oubliées sur un espace insalubre, difficilement accessible (il faut traverser « L’ile des pêcheurs », propriété privée non ? En tous cas, ça ne favorise pas l’accès pour les touristes, déroutés).

* Attitude récurrenteQue ce soit des reportages ou des émissions culturelles (histoire, géographie, tourisme…), il est bien rare que l’on cite Le Barcarès. Il y a eu cet été plusieurs émissions de ce type (survol de la cote du Roussillon jusqu’à Béar) sans jamais avoir vu – par exemple –  notre tour Eiffel, le vaillant Lydia qui n’en finit plus de voir ses tôles se « froisser » sous la torture d’iconoclastes restaurateurs…