Les récents déboires judiciaires de la famille Ferrand font l’objet d’échanges sur leurs pages facebook respectives, assez pitoyables il faut bien le dire… et comment qualifier les commentaires qui s’y attachent? BOB l'éponge

Il est une manière efficace pour attirer à soi les louanges : la victimisation !

La  méthode est connue et vieille comme le monde : on étale complaisamment ses plaintes, on expose avec effusions larmoyantes ses souffrances, on développe ses soucis à qui veut les entendre. Là c’est le sommet de la jouissance narcissique. Je souffre donc je suis.

Mais il y a encore un stade supérieur dans l’exercice de victimisation narcissique, c’est celui où l’on se présente à la foule des curieux comme l’objet d’un complot. Là c’est génial, les ragots, les rumeurs, les « méchants désignés d’office », nourrissent et renforcent la douleur de celui qui affiche ses tourments. Le manipulateur d’opinion s’écrie : « Ce sont eux mes bourreaux mes amis, oui, je vous le dis, vous devez me croire, je le sais ! On me fait du mal ! ».

Tout l’espace virtuel doit alors se faire l’écho amplifié du sort du pauvre malheureux… Le raffinement est d’ailleurs suprême lorsqu’on dispose d’un bouc émissaire que l’on peut barbouiller tout en noir. Le narcissique victimaire déploie à cet instant tout son talent dans l’art de dire combien les coupables de ses tourments sont pas gentils…

Le rire et la pitié car rien n’est plus risible que la calomnie répandue par les ânes !