Miroir aux alouettes pour touristes ou simple attrape-nigaud pour barcarésiens ?

Comme je ne suis ni borné ni impartial, force m’est de constater qu’il y a des changements heureux sur la commune depuis une petite année : espaces-verts, rénovation place de la Martinique, réhabilitation ou rénovation – c’est selon la perception que nous en avons – du paquebot Lydia, et puis… et puis c’est presque-tout, entièrement et directement inspiré par le programme électoral du Citoyen-Barcarésien porté par Yvan Naya-Dubois et l’ensemble de son équipe.

Pour le reste, c’est la continuité par le nombre de couvertures-à-lui tirées par notre Moi-je qui sait, à l’occasion, mettre à son crédit, à son profit, la moindre manifestation où il parade avec son  sourire enjôleur-dents-blanches. Tout-y passe, jusqu’à monter sur la scène d’un festival international (sic) pour, écharpe tricolore ceinte et téléphone portable à la main, imposer une minute de silence à la mémoire des victimes de Nice. Était-ce convenable, était-ce le lieu adéquat et le bon moment  ? Parce qu’au niveau municipal et des Barcarésiens, c’était plus que discret ! C’est vrai, il y avait la télé… Cela n’a pas découragé les fans-bobos qui se sont précipités pour commenter sur le(s) site(s) de notre grand-édile, avec cette flagornerie expansive-larmes-au-yeux qui les caractérisent.  Il doit lui-même en rigoler, à moins qu’il ne soit à force, indisposé par l’acharnement (ou l’amour…)  d’un  grand nombre à le « gouroutiser ».

Je le rassure, connaissant l’ego de mes semblables, il y a encore de la marge !

Et puis, il y a ce nouvel intérêt sur un terrain laissé en jachère, l’humanisme-opportuniste (bien joué  avec les Klarsfeld !), les handicapés, les anciens de 39-45, d’Indochine, d’Algérie, etc. Non point que ce soit mauvais en soit, bien au contraire, c’est un devoir de mémoire qu’il faut rendre à nos aînés, mais c’est toujours et encore cette mise-en-scène intéressée. 

 Ce week-end, je recevais des amis qui découvraient notre petite cité et s’en émerveillaient :

– Quelle chance vous avez, nous à Carqueiranne, on piétine ! L’endettement de la commune dépasse les 19 millions d’euros, soit par habitant 1965 €, vous vous rendez-compte ! La mise en tutelle se rapproche dangereusement…

– Non, quelle chance à vous ! Le Barcarès culmine à presque 28 millions d’euros, soit 6750 € par habitant. La moyenne nationale pour vous comme pour nous est de 951 € … A Carqueiranne, 9630 habitants, au Barcarès, 4080 (dernier recensement) mais beaucoup plus d’électeurs, cherchez l’erreur. 

Note instructive à l’attention de ceux qui ne veulent pas voir :

L’endettement d’une commune s’évalue en fonction de deux critères : l’encours de la dette, qui représente la somme que la commune doit aux banques, et l’annuité de la dette, qui équivaut à la somme des intérêts d’emprunts  et du montant de remboursement du capital au cours de l’année.

Le Canard déchaîné

thermo-note-0

Note attribuée par l’Association des Contribuables associés dans son Argus des Communes

Argus des communes